mercredi 26 août 2009

Dentiste: la saga

J'ai une histoire à vous raconter.

Comme je racontais passionnément (comme toujours) le 12 juin dernier ("Périple... chez le dentiste :\"), Patrick et moi avons besoin (chacun...) d'une plaque occlusale parce que quand on fait dodo nos dents font crick-crick et clack-clack ensemble. On a fini par prendre rendez-vous quelques semaines plus tard, et nous sommes allés faire faire des "empreintes" de nos dents le 21 juillet, c'est-à-dire il y a cinq semaines et un jour aujourd'hui (donc cinq semaines exactement hier).

Sans nouvelle depuis les quatre dernières semaines, j'ai appelé la semaine passée pour m'informer. On nous avait dit initialement (en juin) que ça devait prendre 2 semaines "au laboratoire" (cet endroit mythique auquel a affaire le bureau de dentistes pour ses trucs qu'ils ne peuvent faire eux-mêmes, comme une plaque occlusale) pour faire les plaques. Quand on est passé par contre, en juillet (il y a cinq semaines), ce deux semaines était devenu trois semaines parce que le laboratoire mythique était en vacances.

Quatre semaine plus tard, disais-je donc, j'appelai pour m'informer, à la fois pour Patrick et pour moi (ni l'un ni l'autre n'avait eu de nouvelles). La madame qui m'a répondu m'a dit nonchalamment deux trucs:
  • Le docteur qui s'occupe de nous est en vacances pour la semaine, ce sera donc minimalement la semaine prochaine;
  • Ah ouais ça fait longtemps, mais ça doit être normal, pas grave... vous l'aurez la semaine prochaine.

Entre-temps, je me réveille et m'aperçois qu'il ne reste que quelques jours à ma couverture pour mes assurances de l'UQAM (qui expire le 31 août, à savoir lundi prochain). Ce point avait été soulevé le 21 juillet, ce à quoi le dentiste m'avait répondu "ben voyons y'a rien là début août ça va être fait". Mon cul mais en tout cas, dans ce temps-là qu'en savais-je.

J'ai donc rappelé hier. C'était tout simple ce que je voulais hier: je voulais dire que je commençais à trouver ça long et donc prendre des nouvelles, mais surtout je voulais qu'on me permette de payer tout de suite les frais de laboratoire (qui sont des frais fixes), afin de compléter tous les frais qui auront été encourus par cette foutue plaque, et ainsi obtenir mes papiers pour fins d'indemnisation (qui sont des formulaires standardisés) à envoyer à la compagnie d'assurance pour recevoir mon magot.

La fille qui me répond, que j'ai rencontrée lors des deux occasions où j'ai eu à aller là-bas (juin et juillet) est vraiment gentille et pas laide du tout, mais a posteriori on se rend compte que même moi des fois j'en ai rien à foutre. Je dis ça parce que, voyez-vous, elle a décidé d'essayer de se renseigner à propos de nos plaques, pourquoi c'était si long (et ainsi voir si me faire payer à l'avance était une nécessité).

Ça a pris une éternité avant qu'elle me rappelle, et j'étais en train de manger & me préparer à quitter quand elle a finalement rappelé. La première chose qu'elle me dit: quand est-ce que tu veux passer pour faire faire tes empreintes? (!!!!!!!!!!) Alors moi je reste l'air béat, et je demande béatement pourquoi je voudrais faire ça.

Ah oui, parce qu'elle avait oublié de me dire. Le laboratoire mythique a pêté mes empreintes initiales, qui m'avaient coûté 368,00$ (retenez ce chiffre).

Excellent, donc. On me dit que ça va prendre trois semaines, rendu à la cinquième semaine, après une tentative infructueuse la semaine précédente, je viens finalement d'apprendre que mes empreintes ont été pêtées. Plusieurs excellentes questions viennent à l'esprit, comme par exemple: depuis quand?? Parce que la question mérite d'être posée. Si on croyait (selon les standards historiques du laboratoire mythique) que ça doit prendre trois semaines en tout et partout pour le laboratoire à "traiter" les empreintes, on peut facilement supposer que les empreintes ont été abîmées à l'intérieur de ces trois semaines-là (ou dans les environs). Il aura fallu un appel de la réceptionniste (ou n'importe qui) au laboratoire pour se faire dire que les empreintes sont pêtées.

La deuxième question, tout aussi excellente: pourquoi ne pas avoir appelé le bureau du dentiste?? C'est pas comme si les empreintes allaient se réparer d'elles-mêmes, ou que le dentiste allait sentir que quelque chose n'allait pas et qu'il prendrait la peine de rappeler le patient (mwa :D) et refaire des empreintes.

En tout cas, 2/10 est ma note au laboratoire.

J'ai aussi à me plaindre à propos du bureau de dentistes. Il me semble qu'à 368,00$ pour les frais qui vont directement à ce bureau-là, il me semble que AU MOINS ils pourraient faire un putain de suivi. Quand ça fait cinq semaines qu'ils attendent quelque chose qui aurait dû arriver il y en a deux, peut-être qu'ils devraient brasser de la marde un peu. Je vois pas en quoi moi, chez mon chez moi, c'est ma responsabilité d'aller fesser dans le dentiste pour que lui fesse dans le laboratoire mythique. D'ailleurs, chaque fois que j'ai appelé (les deux fois), les deux fois on m'a dit que ça faisait effectivement longtemps.

Ah okay, fait que au moins on est d'accord là-dessus. Pas besoin d'y faire quoi que ce soit.

5/10 pour le bureau de dentistes


La fille vient de m'apprendre qu'il faut que je retourne là-bas pour refaire ces affaires-là. Elle me demande quand je veux y aller. Là moi je suis un peu bouche-bée, et je prends la peine de commencer à expliquer à Patrick ce qui se passe à même le combiné (Patrick était dans le salon à ce moment), et sans trop me rappeler ce que j'ai dit ou quoi, apparemment j'ai sacré (sans surprise), et j'ai demandé assez bêtement si je pouvais passer demain. Après un "non" (parce que le docteur était encore pas là!!!! Jamais là ce gars-là), j'ai perdu patience. J'ai perdu patience parce que j'étais en train de manger, que je me préparais à partir, et que si c'est rendu qu'il faut qu'on mette en commun nos horaires pour checker quand serait le mieux, je m'excuse mais ça va attendre. Je lui ai donc dit gentiment que j'allais laisser faire pour l'instant (pour le rendez-vous) et que j'allais rappeler demain.

La réceptionniste se faisait petite au bout du fil, et j'en étais mi-désolé mi-indifférent (je n'étais pas fâché après elle après tout).


J'ai décidé de me présenter là aujourd'hui, parce que j'avais trop de choses à régler. Les papiers d'assurances que je voulais, arranger le rendez-vous, etc. Et ça me coûte une beurrée chaque fois que je parle au téléphone (on n'a pas le téléphone chez nous, et ça me coûte 30 cennes la minute), alors j'essaie d'éviter de faire ces choses-là au téléphone. De plus, c'est sur le chemin pour la Place Versailles, où je voulais aller acheter des trucs au Maxi. J'ai donc entrepris de me rendre là aujourd'hui, dans les eaux des 14 heures.

Évidemment, intelligent comme moi, la seule chose que j'ai trouvée à faire pendant que je me rendais là, c'était me frustrer à penser à toute la situation. Ça me fait chier parce que je voulais y aller le plus tôt possible (en juillet) JUSTEMENT pour éviter d'être pogné avec mes assurances. Vous parlez d'une histoire de marde. J'ai aussi réussi à me frustrer parce que je me disais qu'ils seraient vraiment caves s'ils essayaient de me recharger le 368,00$ (retenez ce chiffre) que j'ai déjà payé. J'avais déjà commencé à penser si l'Office de la Protection du Consommateur pourrait faire quelque chose dans ce cas-là, ou whatever. En tout cas.

J'arrive là, donc, pas de bonne humeur (ça commence bien). Au comptoir, la première première première chose que la fille m'a dite, qui se trouvait à être la fille à qui j'ai parlé au téléphone hier, elle m'a dit "Philippe Coulombe?". Pas de bonjour ni rien. Faut croire en l'une de deux choses:
  • Je suis reconnaissable;
  • J'avais réellement l'air déjà frustré, et elle a été traumatisée par la conversation d'hier.

Je réponds "oui". Je n'ai même pas eu à expliquer pourquoi j'étais là ni à expliquer mon problème ni rien. Elle a commencé à checker dans son ordinateur les disponibilités de mon dentiste, elle m'a demandé si demain je pouvais passer à 14h30, je lui ai dit "oui", et ça c'était correct.

Là je vous rappelle que j'ai passé une bonne partie du trajet à me frustrer à savoir s'ils allaient me recharger le 368,00$ (chose à laquelle je ne croyais honnêtement pas, mais sait-on jamais). J'ai donc posé la question. Et là j'ai eu LA chose qui m'a faite chier (compte tenu de ma frustration initiale, vous verrez à quel point c'est drôle). Elle m'a dit que dans son ordinateur ça dit que j'avais pas payé 368,00$ la dernière fois, mais seulement la moitié (donc 184,00$).

:)) !!

Demandez-moi pas comment ils notent leurs maudites affaires, j'ai aucune maudite idée et franchement je pense que c'est au-dessus de l'entendement. Je lui ai dit que j'avais dans ma poche mon reçu de la dernière fois qui disait bel et bien que j'avais payé 368,00$. Elle s'en foutait, je pense qu'elle me croyait d'emblée... et elle n'avait pas l'air d'avoir envie de s'obstiner anyway. Disons que les sourires se faisaient rares, voire même absents.

Elle a dû s'absenter longtemps derrière le bureau, pour checker mon dossier ou whatever, demander quoi faire à la police si je sortais un gun, je sais pas, mais en tout cas j'ai patienté assez longtemps entre des gens qui payaient un compte en souffrance et une femme qui racontait sa vie à une autre femme. J'étais irritable et irrité. Les employés tutoient tout le monde là-bas en passant, c'est comme une famille où il n'y a aucun professionnalisme et aucune tenue sociale. J'aurais vomi au milieu de la salle qu'on m'aurait amené des essuie-touts et on m'aurait dit "tu vas nettoyer ça avant le souper". C'est risible.

Elle revient, me dit que demain je vais payer les frais de laboratoires, que j'aurai pas besoin de repayer le 368,00$, et que je vais avoir mes papiers pour les assurances.

- Parfait, merci, au revoir. Sourire qui fait pitié.
- Sourire qui fait pitié.


Je sors de là, content d'avoir perdu mon temps là-bas, content d'avoir à perdre mon temps demain, content d'avoir à attendre encore Dieu sait combien de temps avant d'avoir ma maudite plaque. Content parce que demain mon dentiste va faire son chummy chummy, hey hey fait beau dehors?, et qu'il va encore oser me dire "ça va arriver dans deux semaines", et je vais lui faire une face de marabout et lui dire "fuck you, quand on le sait pas on se farme la yeule, c'est mieux que mentir".

J'attends pour traverser la rue vers la Place Versailles, et je me mets à penser à la fille derrière le comptoir. Je me sens un peu mal pour elle parce que je ne suis pas fâché contre elle, mais plutôt contre toute la situation irritante. Je ne sais pas exactement à quel point j'ai l'air menaçant, mais d'après moi elle n'aime plus autant ma compagnie que la première et la deuxième fois. Et là je me disais ceci:
  • Elle est très sympathique et quand même jolie;
  • Elle doit trouver ça vraiment désagréable;
  • J'en ai absolument rien à foutre.

4 commentaires:

Amine a dit...

wow top 5 facile de tes histoires

Seigneur a dit...

Thanks, j'y ai mis le paquet (c'est d'ailleurs extrêmement long à lire... j'ai copié/collé dans Word, ça donne grosso-modo 4 pages à simple interligne, c'est ben pour dire.

Ça compense un peu le fait que j'aie très peu écrit récemment, et que tout ce que j'étais écrit était so-so ;)

J'ESSAIE DE MAINTIENDRE MON STATUT DE VEDETTE.

Patrick a dit...

aaaaaaaaaaah mon gars.. jtassez content que tout ça te soit arrivé, c EXCELLENT à lire

Anonyme a dit...

En effet, très bonne lecture.

Kevin